Il y avait l’expression « graver dans le marbre », désormais il y a « graver dans Google ». L’e-reputation fait, déjà , des victimes, qu’il s’agisse de célébrités ou de citoyens ordinaires. Ce que vous avez dit, fait ou pensé il y a une dizaine d’années laisse des traces que chacun peut aujourd’hui retrouver. Peu importe si vos avis ont changé depuis.
A lire l’article d’Yves Eudes Les nettoyeurs du Net paru dans Le Monde daté du 24 novembre, les demandes de disparition volontaire des arcanes googleliennes sont de plus en plus fréquentes et difficiles à mettre en œuvre. Il existe cependant des agences qui parviennent à recréer un semblant de virginité numérique avec des armes insolites comme, par exemple, la noyade. Il s’agit d’ajouter des contenus anodins associés à un nom. « On neutralise les documents gênants en les faisant reculer dans la hiérarchie des résultats des moteurs de recherche. Qui se soucie de ce que Google publie en quatrième ou en cinquième page ? » explique le journaliste. Et si l’e-reputation n’était en fait que les bases d’un débat où l’on devrait choisir entre le droit à l’oubli ou assumer coûte que coûte son passé ?






