Plus qu’un phénomène de mode, la simplicité s’impose aujourd’hui comme une solution aux temps de crise. Dans un environnement consumériste qui prône la possession en masse, et qui tend à réinventer la poudre (de lessive) en permanence pour mieux la vendre, la quantité des produits disponibles n’est plus quantifiable, au moins autant que ses caractéristiques…
C’est une des raisons pour lesquelles le consommateur n’a plus de repère et recherche, avant tout, un peu de li-si-bi-li-té ou tout au moins de simplicité. Cette dernière rassure parce qu’elle fait référence au « vert paradis des amours enfantines ». Un « retour au source » un peu régressif qui permettrait de contourner les difficultés du présent. En filant la métaphore, le concept du simple va de pair avec celui de l’écologie puisque la simplicité procèderait de la nature, synonyme un peu raccourci de pureté et de sérénité. On retrouve cette volonté de transparence chez toutes les marques (comme BIC et son téléphone basique, les conditionnements épurés, la gamme de parfum Kenzo « essentielle »). S’imprégner de simplicité, certes, mais il faut tout de même s’inquiéter de la barrière qui nous sépare du simplisme, et ça, c’est plus compliqué.






