13 novembre 2008
Classé dans : Le Feuilleton de la communication interne
Le feuilleton des défis de la com’interne (4/9)
Crise de foi et théorie du Chaos
Gérer le chaos informatif
Résumé : en opposition à la communication virtuelle d’internet, la com’interne doit créer des lieux réels d’échanges et de convivialité.
Enfin, troisième défi, la com’ interne doit affronter une nouvelle révolution : celle de l’entreprise en réseau et de l’explosion des communautés. Le tout alimenté par la formidable explosion des technologies et techniques dites « collaboratives». Ces nouvelles technologies et les systèmes « collaboratifs » où les salariés sont à la fois émetteurs et récepteurs d’informations vont redessiner les relations entre l’information et l’entreprise.Le contrôle des contenus est en train profondément de se modifier. Les fonctions des communicants aussi. Avec des missions plus complexes, plus techniques, plus stratégiques mais aussi mieux reconnues et valorisées. Le communicant interne devient un rouage essentiel du « bien-être », certes, mais également de l’intelligence en entreprise.Deux phénomènes, notamment, vont bouleverser toutes les traditionnelles théories managériales. Les salariés, organisés en communautés affectives (par métiers, par sites, par affinités, par catégories socioculturelles) vont tisser des liens transverses qui vont faire voler en éclats les systèmes tant hiérarchiques que matriciels. Pour une raison simple ; la perméabilité des réseaux. Un informaticien va communiquer avec un marketeur qui va se lier avec un comptable qui lui-même échangera avec un chercheur ou une assistante.Chez Danone, par exemple, co-existent déjà plus de 100 communautés. Aux USA, certains grands groupes comme IBM en compte près de 500 ! Et ces toutes ces communautés communiquent et se croisent. C’est un nouveau management de la création de valeurs qui va impacter la R&D, le marketing, les RH et, évidemment la communication interne. Conséquence : celle-ci ne sera plus jamais ce qu’elle a été.Nous sommes en train de passer du « one to many » à l’ère du « many to many ». L’apparition des blogs, puis des agrégats de blogs qui refont des synthèses de blogs (mouvement que nul ne peut désormais freiner) va faire exploser la communication interne « top-down ». Il faut dès lors inventer un autre mot, un autre concept. Peut-être celui de régulation ?Les directions de la communication devront assurer les fonctions d’un champ magnétique, c’est-à -dire trouver un sens commun à un apparent désordre, entre liberté et chaos. À la manière d’un aimant sous de la limaille. Au début, les dérives seront probablement nombreuses, mais peu à peu un sens commun s’organisera.Dès lors se posera une question épineuse : qui sera garant de la parole de l’entreprise ? du sens ? du partage de données communes ? et surtout de la fiabilité de l’information ? Avec le temps, c’est la crédibilité de l’information qui sera recherchée et appréciée. Une sorte de nouveau business modèle de l’information va émerger.La vraie question est : qu’elle sera la bonne source d’information demain ? Là , naîtront une sorte de « héros discrets », c’est-à -dire des publicateurs modérés, raisonnés, des facilitateurs de communication.La communication interne, gestionnaire du chaos et régulateur du collectif dans l’entreprise ; on est effectivement très loin de « l’information d’entreprise » au service du management !






