INFOS AGENCE
logo Sequoia

SEQUOIA

125 rue de saussure

75017 Paris

01 53 23 35 35

Contact


_Newsletter    

15 octobre 2008

Classé dans : Le Feuilleton de la communication interne

Les défis de la com’interne 1/9

Crise de foi et théorie du Chaos

« Nous sommes en crise…et on nous dit rien ! ». De la Société Générale à Arcelor Mittal, des licenciements de Renault aux super-profits de Total, des crises éthiques aux crises économiques, des malversations aux soubresauts des « Sub-primes », la communication interne est désormais sur tous les fronts, dans tous les « coups ». Bien plus qu’une simple « technique de communication », on lui demande désormais « d’arrondir » ce que les organisations ont rigidifié, de relier ce que les organigrammes ont séparé, de « rasséréner » ceux que les discours ont « blessés ». Sans oublier, parfois, d’adoucir un quotidien vécu par beaucoup de salariés comme de plus en plus « insupportable » (cf. les dernières études sur le stress au travail).
Entre le « psy » et l’éducateur, le « coach » et le confident, la com’interne est considérée désormais pour certains, comme une des rares composantes de l’entreprise réellement à l’écoute et soucieux des salariés (quand la Drh apparaît, elle, de plus en plus souvent comme le bras armé de directions générales toujours plus aveugles). Dans le même temps, la com’interne est également (heureusement ?) confrontée à une spectaculaire maturité des salariés face aux messages de l’entreprise. Insensibles aux mots d’ordre simplistes, habiles décodeurs de la langue de bois, les « nouveaux » salariés font, à merveille, la part des choses entre une nécessaire cohésion avec l’entreprise et une adhésion naïve à des slogans pseudo mobilisateurs. Acteurs mais pas militants, attentifs mais pas naïfs. Cette évolution des salariés ouvre également l’ère d’une communication interne plus intelligente, plus sophistiquée, plus mûre elle aussi. D’où une complexification spectaculaire de ses missions.

Une ère de changement

La « nouvelle » com’interne, doit effectivement porter son regard et ses champs d’applications sur trois domaines prioritaires, aussi hétérogènes que complexes, à savoir :

- Animer une dynamique collective, en prenant en compte à la fois le capital de sincérité de l’entreprise, la gestion de valeurs communes et la pérennité d’une compétence collective,

- Réguler tensions et passions, en fluidifiant, si possible, le cycle « désir/plaisir/bien-être » indispensable à toute activité humaine, et en faisant office de nouveau détenteur d’un “contrat social”, fonction désertée par les institutions traditionnelles (politiques, acteurs sociaux et médias),

- Et être l’organisateur d’un nouveau « chaos » technologique, (blogs, wiki et autres outils collaboratifs, bouleversant les circuits traditionnels d’informations dans l’entreprise), condamnée à devenir le garant de la crédibilité d’informations de plus en plus hétérogènes.