28 janvier 2008
Classé dans : Le Feuilleton de la communication interne
Le feuilleton de la communication interne 5/6
De l’adjudant-chef au blogueur
20 ans d’une évolution mouvementée
La communication comme facteur d’équilibre ?
Avec les années 2000, on passe à l’ère de
La période est également marquée par une spectaculaire maturité des salariés face aux messages de l’entreprise. Insensibles aux mots d’ordre simplistes, habiles décodeurs de la langue de bois, les « nouveaux » salariés font, à merveille, la part des choses entre une nécessaire cohésion avec l’entreprise et une adhésion naïve à des slogans pseudo-mobilisateurs. Acteurs mais pas militants, attentifs mais pas naïfs. Cette évolution des salariés ouvre également l’ère d’une communication interne plus intelligente, plus complexe, plus mûre elle aussi. « La langue de bois, les grandes institutions ne font plus recette, pas plus que l’obéissance aveugle à l’autorité », note Pierre Labasse, ancien directeur de la communication interne du groupe Danone.
La communication interne se découvre également une nouvelle vertu : celle d’accompagner l’indispensable passage d’une compétence individuelle à une compétence collective. Car, comme le souligne Jean-François Claude*, « La production de l’inédit (la créativité) procède désormais d’une combinaison de compétences. » « Ce sont les valeurs partagées qui, entre autres, permettent à des collaborateurs de considérer que les situations de travail sont suffisamment légitimes pour les engager à coopérer dans un esprit constructif. » L’organisation généralisée en « business units », en branches indépendantes, alliée à une poussée de l’individualisme au travail (alimenté par une pression permanente à réussir), a réduit le travail collectif au détriment de la créativité. À la « com interne » incombe alors la mission de recréer du lien, de faire partager les expériences, de mettre en valeur les fameuses « best practices » chargées d’alimenter à la fois les idées novatrices et les échanges entre collaborateurs. Il faut « arrondir » ce que les organisations ont rigidifié, relier ce que les organigrammes ont séparé.
*Le management par les valeurs. Editions Liaisons, 2003







