11 décembre 2007
Classé dans : Le Feuilleton de la communication interne
Le feuilleton de la Communication interne 2/6

De l’adjudant-chef au blogueur
20 ans d’une évolution mouvementée
Les années 80 : suite…
Résumé : Les Français ont fait la paix avec leur entreprise, désormais, ils ont l’esprit maison.
L’idée et la notion de « mondialisation » pointent également leur nez. Il ne s’agit pas encore de délocalisations mais de la naissance d’un consommateur « mondialisé ». Au Forum « Travail-Expo » organisé fin 1985 au Cnit de La Défense (tout un symbole), on souligne le phénomène qui « depuis cinq ans fait qu’un nombre croissant de peuples adopte les mêmes habitudes de consommation, au point qu’on doit aujourd’hui compter 600 millions de consommateurs ! ». Des consommateurs devenus, par ailleurs, « plus exigeant devant l’embarras du choix. Le consommateur veut de la qualité totale, de l’innovation permanente, et veut avoir le produit tout de suite ». La communication interne doit alors participer à « dynamiser l’entreprise ».
De l’information interne à la communication interne
C’est également l’époque où la direction du personnel mute vers la notion, plus large, de direction des ressources humaines. On ne gère plus le personnel mais des individualités, des talents, des parcours, des carrières. Le profil des responsables RH change également. Les militaires en retraite (à l’époque le directeur du personnel de Bull – J.B. Pinatel – est un ancien général de brigade) cèdent la place à des diplômés en relations humaines avec, souvent, un cursus en « psycho ». Dans la foulée, la notion de « communication interne » remplace le terme « d’information interne ». L’idée de « service de communication interne » pointe son nez. Ce n’est pas encore une direction autonome mais déjà une fonction identifiée.
La radio comme support interne
Certaines grandes entreprises françaises se lancent également à l’assaut d’innovations médiatiques. Journal interne téléphoné, Audiotel, support télématique (ce sont les débuts du Minitel et des fameux « 36-15 »), mais également la radio. Ainsi en 1984, l’UAP (premier assureur français à l’époque) lance la première radio locale d’entreprise. Sous l’impulsion de sa présidente, Yvette Chassagne, l’assureur équipe son siège de La Défense (3 000 salariés travaillent à la tour Assur et occupent 40 étages) d’une régie complète, d’antennes à tous les étages et distribue des postes de récepteurs (bloqués sur la bonne fréquence) à tout le monde. Radio UAP est la première initiative du genre en Europe. La « grille » ne comprend au début que trois émissions quotidiennes d’une vingtaine de minutes qui s’enrichiront peu à peu avec des plages musicales, puis des débats. Au programme : informations produits et commerciales, actualités professionnelles, la vie des associations culturelles et sportives de la tour, sans oublier le carnet… à suivre






