27 novembre 2007
Classé dans : Le Feuilleton de la communication interne
Le feuilleton de la Communication interne 1/6

De l’adjudant-chef au blogueur
20 ans d’une évolution mouvementée
L’évolution de la communication interne n’a pas été linéaire. En vingt ans, elle s’est façonnée à la faveur de différentes strates que l’on peut classer au travers de trois grandes étapes distinctes, correspondant chacune à des évolutions managériales importantes des entreprises. De l’éducation à la coopération ou de l’information interne aux partages des savoirs, la « com’interne », a fait ses propres révolutions.
1- Les années 80 : L’éducation
La communication interne explique l’entreprise
Début des années 80, les Français re-découvrent l’entreprise et surtout font « la paix » avec elle. Les tensions sociales s’estompent, les conflits sont moins violents, la « diabolisation » du capitalisme perd d’intensité. C’est la fin du syllogisme : entreprise égale économie, économie égale capitalisme et capitalisme égale exploitation de l’homme par l’homme. On admet que l’entreprise est, aussi, un lieu de vie.
Les nouveaux « patrons » ont la côte. L’époque est aux « gagneurs » qui font désormais la « Une » des news magazines, du succès de Wonder et de Bernard Tapie. Charismatique, sympathique, dynamique estiment les Français. De Terraillon, à la Vie Claire, il dirige lui-même ses « coups » de pub. On le voit, marchant, infatigable avec des piles dans le dos. Il incarne la nouvelle fascination pour l’entreprise et ses dirigeants.
La communication interne se contente alors simplement de décrire les rouages de l’entreprise. On s’intéresse à l’outil productif, au marketing, à l’informatique. Aux nouveaux métiers qui font « marcher » l’économie. Les « plans de com » sont quasiment structurés sur les différentes fonctions et organisés comme un organigramme. Une étude réalisée à cette époque par l’Institut Universitaire de technologie de Paris décrit « trois objectifs principaux à une politique d’information d’entreprise : Créer un sentiment d’appartenance au groupe pour consolider une meilleure cohésion des efforts, permettre à tous les membres de l’entreprise de développer leur créativité, en évoquant les perspectives de l’entreprise, assurer une meilleure qualité de décision à tous les niveaux de la hiérarchie, ce qui aidera les salariés d’un entreprise à percevoir le contexte et les limites de son initiative ». Simpliste, certes, mais, un réel début de réflexion.
Quoi qu’il arrive, en 1980, Il s’agit d’avoir « l’esprit maison ». Les thèmes à la mode portent sur l’explication des process, l’amélioration du dispositif industriel, la sécurité, les prouesses techniques, les implantations géographiques, la vie des salariés, (par le petit bout de la lorgnette…carnet, mariages, naissances, parfois décès), les compétences, la formation, l’innovation. Il faut « ouvrir l’entreprise au souffle de l’innovation, aboutir à l’état de communication permanente afin qu’une idée neuve ne vienne jamais frapper l’entreprise de plein fouet : tels sont quelques-uns des enjeux de la communication interne » s’émerveillent alors certains communicants. A suivre…






